Critique du film Pandora - AlloCiné fáinní pandora

Avis sur Pandora

Pandora
note moyenne 4,0 171 notes dont 35 critiques 46% (16 critiques) 37% (13 critiques) 3% (1 critique) 3% (1 critique) 9% (3 critiques) 3% (1 critique) Votre avis sur Pandora ? Rédiger ma critique

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4,0Très bien Publiée le 29/07/2015 < zjyikrhs. pandora rannekoru charmiap class="review-content" itemprop="description"> Voir et revoir. La légende du Hollandais volant prend dans ce film toutes les couleurs d'un rêve magnifique. La photographie de Jack Cardiff se noie avec une certaine violence dans le bleu, le rouge sang, le vert, l'or, tout en voulant magnifier des décors intemporels. Notre imaginaire s'envole dans un environnement qui, aujourd'hui, semble complètement désuet. Le jeu appuyé de certains acteurs peut faire sourire. Qu'importe. Pour donner vie à ce mythe le réalisateur offre à Ava Gardner un écrin dans lequel chacune de ses apparitions la rend de plus en plus éblouissante. Celle qui fut dénommée "le plus bel animal du monde" retrouve le troublant regard de James Mason. Un couple magnifique pour un film baroque, intemporel et inoubliable.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 24/07/2012

Pandora...Que dire qui n'a pas été dit ? Film inclassable, incontournable pour tout cinéphile au même titre que ''la nuit du chasseur'' qui est à Mitchum ce que Pandora est à Gardner. Sans Ava pas de Pandora, elle est la ''Femme'' mythique par excellence que les grecs avaient choisi comme les juifs anciens avaient fait avec Eve. Si la légende du hollandais volant est rappelée dans le film, il est indispensable de connaître mais surtout de comprendre la mythologie grecque et sa profonde signification avec en plus poésie et beauté. J'admire Pandora ,sa mise en scène en adéquation parfaite avec le sujet morbide quoique doucereux mais si j'en sors ébloui ce n'est pas sans douleur. Cet art cinématographique absolu, esthétique sans jamais dépasser les limites, qui mélange les époques ne m'enthousiasme pas au plus profond de moi-même, je suis trop cartesien. Reste donc Ava Gardner dont le jeu retenu et la beauté absolus se marient si bien avec le Technicolor délavé des décors ou flamboyant dés qu'elle remplit l'écran. Elle non plus n'est pas mon actrice préférée,tant d'autres passent avant , mais aucune n'aurait pu faire une Pandora aussi parfaite. A ne jamais voir sur un écran de télévision.

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4,5Excellent Publiée le 22/05/2012

Ancien universitaire, Albert Lewin est un réalisateur très classiquement hollywoodien doué d’une culture et d’une finesse qui lui permet de réussir de très belles adaptations des grands thèmes ou mythes littéraires. Pandora traite l’histoire totalement fantastique du hollandais volant avec une limpidité et un naturel confondant, sans pathos, sans artifice gênant, en en faisant ressortir toute la profondeur et la beauté romantique. Tout juste frôle-t-on un peu trop le mélo… Au génie du scénariste s’ajoute encore celui des interprètes vedettes, James Mason et Ava Gardner. Un film rare.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 05/07/2009

Un ovni de la production cinèmatographique, rêve d'esthète raffinè (le nabab amèricain Albert Lewin, ami des surrèalistes) qui fait oeuvre d'avant-garde sur la base d'un rècit des plus classiques (èblouissante modernisation de la lègende de Hollandais volant)! Alliant l'amour fou, les vieilles lègendes, l'immortalitè et la fantastique en passant par les voitures de courses et les corridas, Lewin nous entraine dans un univers irrèel où le temps n'existe plus! Illuminè par la prèsence d'Ava Gardner au sommet de sa beautè, "Pandora" jouit encore aujourd'hui d'un prestige durable auprès des cinèphiles! Au dela des spèculations les plus folles, Ava ètait un mythe: femme de rêve, mais aussi de chair et de sang, pour qui les hommes mourraient, mais qui meurt à son tour pour un homme! Lewin, un des rares vrais intellectuels d'Hollywood, rendait crèdible ce qu'aucune autre actrice n'aurait pu faire vivre! il faut souligner ègalement les superbes cadrages et le soin apportè aux couleurs somptueusement photographiè par Jack Cardiff! Dans une Espagne rèaliste et folklorique, Lewin rèalise une oeuvre mythique au romantisme fantastique...

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4,0Très bien Publiée le 05/06/2014

Un film qui transpire le romanesque et la tragédie, magnifié par une superbe photographie, des couleurs chatoyantes et une musique grandiloquente. Ce qui, de prime abord, pourrait sembler faire preuve d'une certaine mièvrerie mais la réalisation et la narration font preuve de beaucoup d'habileté pour éviter cet aspect et retenir notre attention. Déjà, s'inspirer de deux légendes pour fomenter un scénario est en soi, une particularité assez séduisante, bien qu'il n'y ai guère de volonté à les représenter objectivement. Celle de La Boite de Pandore n'est employée que pour quelques allusions et le prénom du personnage féminin principal qui, à comparer avec la... " vraie", n'est funeste que par les sentiments de jalousie qu'elle inspire à certains; et du Hollandais Volant n'est repris, de la légende originelle, que le principe du vaisseau fantôme, le lieu de ses probables apparitions et le personnage, bien sûr, qui se trouve ici largement romancé pour évoquer son possible salut par l'amour, qui pourrait le racheter d'un crime injustifié et briser sa malédiction issue du rejet de la foi. Tout, indubitablement, est transformé mais très bien pensé et étayé par une construction aussi attrayante que limpide, le tout baignant dans une chaude atmosphère d'un été au bord des côtes espagnoles dans les années 30 avec, en prime, le charme ténébreux de James Mason et quelques plans inoubliables de la beauté lumineuse d'Ava Gardner. Le film, malgré qu'il manque, d'après moi, d'une certaine intensité et comporte quelques défauts, s'est distingué au fil des ans comme le chef-d'œuvre d'Albert Lewin en ce sens qu'il est considéré comme son œuvre la plus aboutie. On ne saurait vraiment le nier mais cela ne doit, en aucun cas, éclipser les grandes qualités dont font preuve "Le Portrait de Dorian Gray" et "Bel Ami", tout trois ayant des attraits, somme toute, bien différents, hormis leurs quelques corrélations de forme.

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4,5Excellent Publiée le 08/04/2014

Adossé contre le torse antique d'une statue de marbre, les orteils nichés sous le sable et l'esprit allégé par l'alcool, le musicien souffle dans son saxophone, emplissant l'air de notes moites et dansantes. Que règne l’Oisiveté! Pendant ce temps, à l'abri des regards, sur les flots d'une mer tranquille se terre l'immortel artiste aux doigts de feu. Rythmé par le clapotis des vagues, les coups de pinceau s'enchainent et dévoilent la femme aimée, qui reprend vie sous nos yeux ; et ses mains, écarlates encore du crime qu'elles ont commis, tremblent de ne pouvoir enlacer cette silhouette délicieuse, perdue à jamais. A jamais perdue? Sur l'île, l'ombre d'une Dame rayonnante assujettit chaque créature croisée sur son chemin. Ivres d'amour, les hommes se jaugent, redoublant d'efforts pour la conquérir. Mais, plus le prix payé est élevé, moins cela l'envoute. Car tant qu'elle n'aura pas aussi donné de sa personne, son désir dévastateur ne pourra être rassasié. Ô Pandora, divine créature, permets-nous de t'approcher! A chaque regard, à chaque soupir, au moindre mouvement de lèvre, la voilà maitresse des lieux et des êtres. Ava Gardner irradie littéralement le cadre, au point de tous leur faire perdre la tête. L'Amour n'aura jamais côtoyé la Mort d'aussi près. Amants maudits, ils traversent chaque plan épaule contre épaule, le souffle court, les doigts crispés sur le fourreau de l'Âme, bien décidés à en découdre. Albert Lewin a parfaitement choisi son cadre : la tranquillité de l'eau offre un contraste de choix aux impétueuses montagnes, témoins agressifs d'événements glaçants. Et ce bar, ce petit bar d'apparence tranquille, accueillera en son sein de brûlants face à face. Accoudés sur la croupe d'un piano saoul, enivrés d'oniriques volutes d'alcool, le poète, le pilote et l'enfant gâté se noient dans leurs babillages indistincts. Quant au corsaire au cœur amère, il déploie la gran'voile de son navire pour y coucher sa promise, les yeux clos, l'éternité comme horizon.

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4,0Très bien Publiée le 20/11/2013

Pour son quatrième film en qualité de metteur en scène, Albert Lewin s’embarque de la plus belle des manières dans le drame romantique fantastique. Rien de mieux pour ça que la légende du hollandais volant que Lewin auteur du scénario modèle à sa visée romantique. La beauté sombre et incandescente d’Ava Gardner en faisait la femme fatale parfaite, un argument que le réalisateur utilisera avec brio tout au long du film y ajoutant la thématique de l’amour maudit comme clef de l’incapacité de Pandora (Ava Gardner) à se donner entièrement à un homme. Pandora dont le nom est choisi à dessein en référence au mythe de Pandore, affole tous les hommes d’Esperanza (en réalité Tossa de Mar) petit port espagnol au point de les pousser aux pires extrémités pour conquérir le cœur inaccessible de la belle. La chanteuse incapable de s’attacher se contente de promettre à ses soupirants, provoquant entre eux une concurrence ravageuse. Mais le bateau du hollandais volant mouille dans le port et comme envoûtée, Pandora se trouvera irrésistiblement attirée par le mystérieux commandant (James Mason) condamné à la malédiction d’ errer sur les mers à travers les siècles jusqu’à retrouver celle qu’il a assassinée après l’avoir injustement soupçonné d’adultère. Ce sont ces retrouvailles par-delà les siècles que Lewin magnifie sur l’écran avec l’aide de son directeur de la photographie Jack Cardiff. La beauté troublante d’Ava Gardner propre à faire tourner les têtes requiert toute l’attention de Lewin qui sait bien que de son actrice viendra la capacité du spectateur à se laisser embarquer dans ce rêve envoûtant où les êtres se consument pour un amour qui leur filent entre les doigts. L’intrigue se passant sur la Costa Brava non loin des terres de Salvador Dali, un parfum surréaliste flotte dans l’air de cette plage où des statues antiques surgies du sable balisent le parcours d’un bolide cherchant à battre le record du monde de vitesse en ligne droite. Pandora continuera encore un moment de provoquer la folie des hommes avant de rejoindre son amour séculaire pour trouver auprès de lui le repos de son âme torturée. L’alchimie entre tous les ingrédients du film dégage une ambiance indescriptible qui pourra envoûter ou laisser de marbre selon la sensibilité de chacun. Mais à coup sûr le film est la marque d’un réalisateur qui avait un vrai point de vue esthétique à défendre.

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4,0Très bien Publiée le 12/11/2013

"Il y a quelque chose d'inexplicable, de mystique, dans ce que je ressens pour vous. Comme si je vous avais toujours aimé dans d'autres vies dont je ne me souviens plus. Comme si tout ce qui m'était arrivé avant de vous connaître ne m'était pas arrivé. (...) Personne d'autre n'existe pour moi. (...) L'amour se mesure à ce que l'on accepte de lui sacrifier. Je mourrais pour vous sans hésiter une seconde. Voilà combien je vous aime." Quand Ava Gardner, sublime de beauté et d'émotion, prononce ces paroles face à la caméra... ça fait quelque chose. Au-delà du lyrisme, il y a ce regard, cette lumière... Un mélange de glamour absolu et de sentiment tragique qui envoûte le temps d'un monologue. Tout le film est à la gloire de l'actrice dont la beauté est magnifiée par le travail du chef op', Jack Cardiff. Face à elle, James Mason n'est pas mal non plus, très classe. On peut être sensible aussi à la diction parfaite de ses interventions en voix off. L'histoire se développe comme un conte fantastique, mélodramatique et surréaliste. L'association des genres est baroque, un peu kitsch et emphatique parfois, mais étonnante, voire troublante. Il s'agit d'une version moderne de la légende du Hollandais volant. Meurtrier de sa femme, par jalousie, cet homme du XVIIe siècle fut condamné à voguer éternellement sur les flots, à bord d'un navire fantôme, et à ne vivre une vie d'homme que six mois tous les sept ans. Seule une femme qui accepterait de mourir pour lui, par amour, mettrait fin à la malédiction et lui permettrait de trouver le repos. À cette dimension fantastique du récit s'ajoutent des références à la mythologie grecque, notamment au mythe de Pandore. Dans le film, Pandora est une star admirée, hautaine, qui fait le malheur des hommes qui l'entourent, fous d'amour pour elle, prêts à sacrifier ce qu'ils ont de plus précieux pour la conquérir, prêts à tuer ou à se tuer... Un rôle qui fait écho à la vie privée, tumultueuse, d'Ava Gardner. Par ailleurs, la structure même du film, son aspect pictural et le portrait du Hollandais volant témoignent d'une inspiration surréaliste. Albert Lewin, le réalisateur, appréciait ce mouvement artistique ; il admirait l'oeuvre de Man Ray, par exemple. Son film aurait pu également reprendre le titre d'un livre d'André Breton, L'Amour fou. Voici ce que Lewin déclarait au sujet de Pandora (propos repris par Patrick Brion dans Le Cinéma fantastique) : "Quand nous voyons pour la première fois le Hollandais volant, il est en train de peindre le portrait d'une femme qu'il n'a jamais vue. Voilà un aspect purement surréaliste du personnage. Il était donc naturel pour moi d'essayer de faire un film délibérément surréaliste. Ce désir prit forme pour Pandora. L'habitude qu'avaient les surréalistes de juxtaposer des images anciennes et modernes, particulièrement remarquable dans l'oeuvre de Chirico et de Paul Delvaux, m'a surtout troublé. J'ai trouvé dans le personnage du Hollandais volant, qui avait été condamné à vivre pendant plusieurs siècles, un symbole de cette juxtaposition des époques." Et de poursuivre : "Parmi les autres épisodes surréalistes du film, il y a aussi la scène de la course d'auto sur la plage : un bolide qui passe à vive allure devant la statue d'une déesse grecque, debout sur le sable. En réalité, c'est cette image qui fut la première pour moi et qui me poussa à développer l'histoire tout entière de Pandora." Enfin, pour boucler ce petit tour d'horizon des références, on peut dire que le cadre du film, ce petit bout de côte espagnole, avec ses pêcheurs, son héros local de la tauromachie, mais aussi ses oisifs fortunés, en villégiature, rappelle à la fois l'univers d'Hemingway et celui de Fitzgerald. Réputé pour être un cinéaste esthète et perfectionniste, Albert Lewin possède une filmographie très courte, mais tout empreinte de son goût pour la littérature, la peinture, les arts en général : The Moon and Sixpence (1942), Le Portrait de Dorian Gray (1945), Bel Ami (1947), Pandora (1950), Saadia (1953) et The Living Idol (1957). Pandora révèle un soin particulier apporté aux cadrages, aux couleurs ; son utilisation de la "nuit américaine" sied aussi à merveille au climat d'étrangeté du film.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 27/12/2010

Un film hors du commun, inclassable et merveilleux, à ranger à côté de l'inoubliable "Nuit du chasseur" pour sa poésie, son onirisme et son côté baroque. Revisitant le mythe du "Hollandais volant", Albert Lewin signe un chef-d'œuvre réalisé sur mesure pour Ava Gardner et James Mason. Solide, mystérieux, puissant, quasi mystique, "Pandora" fait partie de ces films qui ont donné leurs lettres de noblesse au cinéma.

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2,5Moyen Publiée le 27/11/2014

"Pandora" c'est une chanteuse américaine, belle, envoûtante, élégante et adulée. Son nombre de prétendant est considérable et en conduit même certains à faire des folies, parfois très dangereuses. Mais elle ne va être intriguée que par un hollandais qu'elle rencontre dans un yacht ancré dans une baie... Je suis bel et bien le premier déçu par cette note. "Pandora" avait tout pour me plaire que ce soit par sa potentielle dimension romanesque et romantique ou par son histoire qui me faisait penser au génial "The Ghost & Mme Muir" de Mankiewicz, mais malheureusement à aucun moment je me suis laissé emporter par ce film, ne ressentant jamais cette passion et cet amour. Albert Lewin fait preuve de plusieurs maladresses, que ce soit dans sa mise en scène ou son approche des personnages. Si sur le papier l'histoire (originale), mêlant mythe grec et celui du Hollandais volant, était intéressante, Albert Lewin ne m'y a jamais vraiment intéressé excepté lors de quelques passages et surtout elle tombe souvent dans la facilité avec des rebondissements, faisant parfois intervenir le fantastique, guère convaincant. Mais le vrai problème du film, c'est que l'on se trouve devant un mélodrame et qu'à aucun moment Lewin fait vraiment ressortir l'émotion des enjeux et personnages. De plus, ces derniers ne sont pas toujours intéressant et parfois même assez fade à l'exception de l’envoûtante Pandora qui, comme son interprète, porte vraiment le film sur ses épaules. C'est bien dommage car le film recèle tout de même de vraies qualités, que ce soit par son atmosphère mystérieuse vraiment prenante lorsque le hollandais apparaît, des idées plutôt intéressantes ainsi qu'à un couple d'acteurs où la beauté et la présence d'Ava Gardner n'ont d'égal que le talent de James Mason. Sans oublier, que si Lewin a du mal à faire ressortir l'émotion de ses personnages, ce n'est aucunement le cas pour ce qui est de faire ressortir la beauté des paysages et il nous livre de magnifiques tableaux souvent sublimés par la qualité d'un technicolor flamboyant ainsi qu'à une belle photographie. Bref une déception tant j'aurais voulu me laisser emporter par ce "Pandora" si prometteur mais qui finalement me laisse l'impression d'un film maladroit, trop long et manquant d'émotions et ce malgré le couple Ava Garder/James Mason ainsi qu'un technicolor flamboyant sublimant de superbes images.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 10/09/2009

Il est difficile d'écrire la critique d'un film lorsque celui-ci est véritablement hors du commun. "Pandora" en est un, c'est exactement le genre d'oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, que l'on voit apparaître que tous les demi-siècles. Donc je n'écrirais que des banalités sur un film qui est pourtant loin de l'être. D'abord, Albert Lewin adapte à merveille la mythologie du Hollandais volant pour en faire une histoire d'amour déchirante. Sa mise en scène est baroque et poétique, on ne compte même plus les grands moments qui ponctuent le film. Le tout est accentué bien sûr par la photographie flamboyante de Jack Cardiff qui capte aussi bien la luminosité des extérieurs en Espagne que celles des intérieurs de studios. Mais que serait ce film sans son couple vedette ? Ava Gardner, dont c'est le plus beau rôle, et James Mason sont bouleversants et contribue à faire de "Pandora" le triomphe de l'amour fou au cinéma.

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4,0Très bien Publiée le 27/06/2006

Grand classique du cinéma fantastique et du cinéma tout court, « Pandora » n'a au fond pas vraiment vieilli tant il reste ancré dans une époque précise, que ce soit dans sa mise en scène ou sa narration. C'est simple : plus aucun film ne lui ressemblera jamais, et c'est d'ailleurs bien dommage. Non pas que j'ai été forcément subjugué de bout en bout, l'histoire d'amour ne m'ayant pas bouleversé outre-mesure, tandis que le flashback concernant le héros m'a paru soit trop long, soit trop court. C'est qu'il y a tellement de retenue dans cette œuvre que cela a parfois tendance à étouffer un certain lyrisme. N'empêche, quelle audace de proposer un tel récit, d'une complexité assez incroyable et à des années-lumières de ce que pouvait nous proposer le cinéma hollywoodien habituellement. Je me demande même si je n'ai jamais vu une œuvre de l'époque aussi libre dans son traitement et ses personnages, révélant chez chacun une immense fragilité, donnant à l'ensemble une dimension tragique flamboyante. Flamboyante, c'est exactement le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier la sublime photographie de Jack Cardiff : ces couleurs, cette image, cette impression d'être dans un monde irréel et concret à la fois... Exceptionnel. Surtout, si j'avoue avoir trouvé James Mason un peu décevant (comme quoi, tout arrive!), Ava Gardner apparaît au sommet de sa beauté et de son talent : irréelle, elle le semble aussi. Ajoutez à cela quelques scènes éblouissantes (la course contre la montre notamment, admirablement filmée), et vous comprendrez que, malgré mes infimes réserves, « Pandora » restera éternellement au Panthéon du septième art.

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1,5Mauvais Publiée le 22/06/2015

Pandora, une jeune américaine devant laquelle les hommes tombent comme des mouches, attend l’amour… le grand amour. Il va se présenter sous les traits du Hollandais volant. Ils se retrouvent tous les deux sur un point crucial : une haute opinion et exigence de l’Amour. Albert Lewin, le réalisateur, est un érudit épris d’art et de littérature. Dans son scénario, il exploite déjà ses passions avec une histoire basée sur la conjonction de deux mythes ; celui de Pandore envoyée sur terre pour venger Zeus et faire le malheur aux hommes ; et celui du Hollandais volant, condamné à errer sur les mers, frappé d’immortalité maudite dont le seul amour d’une femme prête à mourir pour lui pourra le délivrer. Réunir ces deux personnages est une très bonne idée. Epris de littérature, il laisse une grande place aux dialogues, mais l’omniprésence de la voix off finit par devenir exaspérante ; une impression d’être dans une histoire contée… pénible. Les œuvres d’art partout même sur la plage, l’empreinte du surréalisme type Dali est partout ; même si çà fait quelque fois incongru. Aussi, le parallèle avec le mythe grec de Pandore manque de subtilité. Des qualités culturelles assurément, une Ava Gardner inspirée ; mais une passion amoureuse d’une platitude déconcertante. Jamais nous ne croyons en l’amour fou, le réalisateur ne parvient jamais à faire ressortir l’émotion de ses personnages. Les enjeux dramatiques sont aussi très lisses et prévisibles ; les rebondissements sont d’une lisibilité trop enfantine. Déception pour un film jouissant d’une aura positive.

Avis sur Pandora

Pandora
note moyenne 4,0 171 notes dont 35 critiques 46% (16 critiques) 37% (13 critiques) 3% (1 critique) 3% (1 critique) 9% (3 critiques) 3% (1 critique) Votre avis sur Pandora ? Rédiger ma critique

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4,0Très bien Publiée le 29/07/2015

Voir et revoir. La légende du Hollandais volant prend dans ce film toutes les couleurs d'un rêve magnifique. La photographie de Jack Cardiff se noie avec une certaine violence dans le bleu, le rouge sang, le vert, l'or, tout en voulant magnifier des décors intemporels. Notre imaginaire s'envole dans un environnement qui, aujourd'hui, semble complètement désuet. Le jeu appuyé de certains acteurs peut faire sourire. Qu'importe. Pour donner vie à ce mythe le réalisateur offre à Ava Gardner un écrin dans lequel chacune de ses apparitions la rend de plus en plus éblouissante. Celle qui fut dénommée "le plus bel animal du monde" retrouve le troublant regard de James Mason. Un couple magnifique pour un film baroque, intemporel et inoubliable.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 24/07/2012

Pandora...Que dire qui n'a pas été dit ? Film inclassable, incontournable pour tout cinéphile au même titre que ''la nuit du chasseur'' qui est à Mitchum ce que Pandora est à Gardner. Sans Ava pas de Pandora, elle est la ''Femme'' mythique par excellence que les grecs avaient choisi comme les juifs anciens avaient fait avec Eve. Si la légende du hollandais volant est rappelée dans le film, il est indispensable de connaître mais surtout de comprendre la mythologie grecque et sa profonde signification avec en plus poésie et beauté. J'admire Pandora ,sa mise en scène en adéquation parfaite avec le sujet morbide quoique doucereux mais si j'en sors ébloui ce n'est pas sans douleur. Cet art cinématographique absolu, esthétique sans jamais dépasser les limites, qui mélange les époques ne m'enthousiasme pas au plus profond de moi-même, je suis trop cartesien. Reste donc Ava Gardner dont le jeu retenu et la beauté absolus se marient si bien avec le Technicolor délavé des décors ou flamboyant dés qu'elle remplit l'écran. Elle non plus n'est pas mon actrice préférée,tant d'autres passent avant , mais aucune n'aurait pu faire une Pandora aussi parfaite. A ne jamais voir sur un écran de télévision.

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4,5Excellent Publiée le 22/05/2012

Ancien universitaire, Albert Lewin est un réalisateur très classiquement hollywoodien doué d’une culture et d’une finesse qui lui permet de réussir de très belles adaptations des grands thèmes ou mythes littéraires. Pandora traite l’histoire totalement fantastique du hollandais volant avec une limpidité et un naturel confondant, sans pathos, sans artifice gênant, en en faisant ressortir toute la profondeur et la beauté romantique. Tout juste frôle-t-on un peu trop le mélo… Au génie du scénariste s’ajoute encore celui des interprètes vedettes, James Mason et Ava Gardner. Un film rare.

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Un ovni de la production cinèmatographique, rêve d'esthète raffinè (le nabab amèricain Albert Lewin, ami des surrèalistes) qui fait oeuvre d'avant-garde sur la base d'un rècit des plus classiques (èblouissante modernisation de la lègende de Hollandais volant)! Alliant l'amour fou, les vieilles lègendes, l'immortalitè et la fantastique en passant par les voitures de courses et les corridas, Lewin nous entraine dans un univers irrèel où le temps n'existe plus! Illuminè par la prèsence d'Ava Gardner au sommet de sa beautè, "Pandora" jouit encore aujourd'hui d'un prestige durable auprès des cinèphiles! Au dela des spèculations les plus folles, Ava ètait un mythe: femme de rêve, mais aussi de chair et de sang, pour qui les hommes mourraient, mais qui meurt à son tour pour un homme! Lewin, un des rares vrais intellectuels d'Hollywood, rendait crèdible ce qu'aucune autre actrice n'aurait pu faire vivre! il faut souligner ègalement les superbes cadrages et le soin apportè aux couleurs somptueusement photographiè par Jack Cardiff! Dans une Espagne rèaliste et folklorique, Lewin rèalise une oeuvre mythique au romantisme fantastique...

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4,0Très bien Publiée le 05/06/2014

Un film qui transpire le romanesque et la tragédie, magnifié par une superbe photographie, des couleurs chatoyantes et une musique grandiloquente. Ce qui, de prime abord, pourrait sembler faire preuve d'une certaine mièvrerie mais la réalisation et la narration font preuve de beaucoup d'habileté pour éviter cet aspect et retenir notre attention. Déjà, s'inspirer de deux légendes pour fomenter un scénario est en soi, une particularité assez séduisante, bien qu'il n'y ai guère de volonté à les représenter objectivement. Celle de La Boite de Pandore n'est employée que pour quelques allusions et le prénom du personnage féminin principal qui, à comparer avec la... " vraie", n'est funeste que par les sentiments de jalousie qu'elle inspire à certains; et du Hollandais Volant n'est repris, de la légende originelle, que le principe du vaisseau fantôme, le lieu de ses probables apparitions et le personnage, bien sûr, qui se trouve ici largement romancé pour évoquer son possible salut par l'amour, qui pourrait le racheter d'un crime injustifié et briser sa malédiction issue du rejet de la foi. Tout, indubitablement, est transformé mais très bien pensé et étayé par une construction aussi attrayante que limpide, le tout baignant dans une chaude atmosphère d'un été au bord des côtes espagnoles dans les années 30 avec, en prime, le charme ténébreux de James Mason et quelques plans inoubliables de la beauté lumineuse d'Ava Gardner. Le film, malgré qu'il manque, d'après moi, d'une certaine intensité et comporte quelques défauts, s'est distingué au fil des ans comme le chef-d'œuvre d'Albert Lewin en ce sens qu'il est considéré comme son œuvre la plus aboutie. On ne saurait vraiment le nier mais cela ne doit, en aucun cas, éclipser les grandes qualités dont font preuve "Le Portrait de Dorian Gray" et "Bel Ami", tout trois ayant des attraits, somme toute, bien différents, hormis leurs quelques corrélations de forme.

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4,5Excellent Publiée le 08/04/2014

Adossé contre le torse antique d'une statue de marbre, les orteils nichés sous le sable et l'esprit allégé par l'alcool, le musicien souffle dans son saxophone, emplissant l'air de notes moites et dansantes. Que règne l’Oisiveté! Pendant ce temps, à l'abri des regards, sur les flots d'une mer tranquille se terre l'immortel artiste aux doigts de feu. Rythmé par le clapotis des vagues, les coups de pinceau s'enchainent et dévoilent la femme aimée, qui reprend vie sous nos yeux ; et ses mains, écarlates encore du crime qu'elles ont commis, tremblent de ne pouvoir enlacer cette silhouette délicieuse, perdue à jamais. A jamais perdue? Sur l'île, l'ombre d'une Dame rayonnante assujettit chaque créature croisée sur son chemin. Ivres d'amour, les hommes se jaugent, redoublant d'efforts pour la conquérir. Mais, plus le prix payé est élevé, moins cela l'envoute. Car tant qu'elle n'aura pas aussi donné de sa personne, son désir dévastateur ne pourra être rassasié. Ô Pandora, divine créature, permets-nous de t'approcher! A chaque regard, à chaque soupir, au moindre mouvement de lèvre, la voilà maitresse des lieux et des êtres. Ava Gardner irradie littéralement le cadre, au point de tous leur faire perdre la tête. L'Amour n'aura jamais côtoyé la Mort d'aussi près. Amants maudits, ils traversent chaque plan épaule contre épaule, le souffle court, les doigts crispés sur le fourreau de l'Âme, bien décidés à en découdre. Albert Lewin a parfaitement choisi son cadre : la tranquillité de l'eau offre un contraste de choix aux impétueuses montagnes, témoins agressifs d'événements glaçants. Et ce bar, ce petit bar d'apparence tranquille, accueillera en son sein de brûlants face à face. Accoudés sur la croupe d'un piano saoul, enivrés d'oniriques volutes d'alcool, le poète, le pilote et l'enfant gâté se noient dans leurs babillages indistincts. Quant au corsaire au cœur amère, il déploie la gran'voile de son navire pour y coucher sa promise, les yeux clos, l'éternité comme horizon.

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4,0Très bien Publiée le 20/11/2013

Pour son quatrième film en qualité de metteur en scène, Albert Lewin s’embarque de la plus belle des manières dans le drame romantique fantastique. Rien de mieux pour ça que la légende du hollandais volant que Lewin auteur du scénario modèle à sa visée romantique. La beauté sombre et incandescente d’Ava Gardner en faisait la femme fatale parfaite, un argument que le réalisateur utilisera avec brio tout au long du film y ajoutant la thématique de l’amour maudit comme clef de l’incapacité de Pandora (Ava Gardner) à se donner entièrement à un homme. Pandora dont le nom est choisi à dessein en référence au mythe de Pandore, affole tous les hommes d’Esperanza (en réalité Tossa de Mar) petit port espagnol au point de les pousser aux pires extrémités pour conquérir le cœur inaccessible de la belle. La chanteuse incapable de s’attacher se contente de promettre à ses soupirants, provoquant entre eux une concurrence ravageuse. Mais le bateau du hollandais volant mouille dans le port et comme envoûtée, Pandora se trouvera irrésistiblement attirée par le mystérieux commandant (James Mason) condamné à la malédiction d’ errer sur les mers à travers les siècles jusqu’à retrouver celle qu’il a assassinée après l’avoir injustement soupçonné d’adultère. Ce sont ces retrouvailles par-delà les siècles que Lewin magnifie sur l’écran avec l’aide de son directeur de la photographie Jack Cardiff. La beauté troublante d’Ava Gardner propre à faire tourner les têtes requiert toute l’attention de Lewin qui sait bien que de son actrice viendra la capacité du spectateur à se laisser embarquer dans ce rêve envoûtant où les êtres se consument pour un amour qui leur filent entre les doigts. L’intrigue se passant sur la Costa Brava non loin des terres de Salvador Dali, un parfum surréaliste flotte dans l’air de cette plage où des statues antiques surgies du sable balisent le parcours d’un bolide cherchant à battre le record du monde de vitesse en ligne droite. Pandora continuera encore un moment de provoquer la folie des hommes avant de rejoindre son amour séculaire pour trouver auprès de lui le repos de son âme torturée. L’alchimie entre tous les ingrédients du film dégage une ambiance indescriptible qui pourra envoûter ou laisser de marbre selon la sensibilité de chacun. Mais à coup sûr le film est la marque d’un réalisateur qui avait un vrai point de vue esthétique à défendre.

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4,0Très bien Publiée le 12/11/2013

"Il y a quelque chose d'inexplicable, de mystique, dans ce que je ressens pour vous. Comme si je vous avais toujours aimé dans d'autres vies dont je ne me souviens plus. Comme si tout ce qui m'était arrivé avant de vous connaître ne m'était pas arrivé. (...) Personne d'autre n'existe pour moi. (...) L'amour se mesure à ce que l'on accepte de lui sacrifier. Je mourrais pour vous sans hésiter une seconde. Voilà combien je vous aime." Quand Ava Gardner, sublime de beauté et d'émotion, prononce ces paroles face à la caméra... ça fait quelque chose. Au-delà du lyrisme, il y a ce regard, cette lumière... Un mélange de glamour absolu et de sentiment tragique qui envoûte le temps d'un monologue. Tout le film est à la gloire de l'actrice dont la beauté est magnifiée par le travail du chef op', Jack Cardiff. Face à elle, James Mason n'est pas mal non plus, très classe. On peut être sensible aussi à la diction parfaite de ses interventions en voix off. L'histoire se développe comme un conte fantastique, mélodramatique et surréaliste. L'association des genres est baroque, un peu kitsch et emphatique parfois, mais étonnante, voire troublante. Il s'agit d'une version moderne de la légende du Hollandais volant. Meurtrier de sa femme, par jalousie, cet homme du XVIIe siècle fut condamné à voguer éternellement sur les flots, à bord d'un navire fantôme, et à ne vivre une vie d'homme que six mois tous les sept ans. Seule une femme qui accepterait de mourir pour lui, par amour, mettrait fin à la malédiction et lui permettrait de trouver le repos. À cette dimension fantastique du récit s'ajoutent des références à la mythologie grecque, notamment au mythe de Pandore. Dans le film, Pandora est une star admirée, hautaine, qui fait le malheur des hommes qui l'entourent, fous d'amour pour elle, prêts à sacrifier ce qu'ils ont de plus précieux pour la conquérir, prêts à tuer ou à se tuer... Un rôle qui fait écho à la vie privée, tumultueuse, d'Ava Gardner. Par ailleurs, la structure même du film, son aspect pictural et le portrait du Hollandais volant témoignent d'une inspiration surréaliste. Albert Lewin, le réalisateur, appréciait ce mouvement artistique ; il admirait l'oeuvre de Man Ray, par exemple. Son film aurait pu également reprendre le titre d'un livre d'André Breton, L'Amour fou. Voici ce que Lewin déclarait au sujet de Pandora (propos repris par Patrick Brion dans Le Cinéma fantastique) : "Quand nous voyons pour la première fois le Hollandais volant, il est en train de peindre le portrait d'une femme qu'il n'a jamais vue. Voilà un aspect purement surréaliste du personnage. Il était donc naturel pour moi d'essayer de faire un film délibérément surréaliste. Ce désir prit forme pour Pandora. L'habitude qu'avaient les surréalistes de juxtaposer des images anciennes et modernes, particulièrement remarquable dans l'oeuvre de Chirico et de Paul Delvaux, m'a surtout troublé. J'ai trouvé dans le personnage du Hollandais volant, qui avait été condamné à vivre pendant plusieurs siècles, un symbole de cette juxtaposition des époques." Et de poursuivre : "Parmi les autres épisodes surréalistes du film, il y a aussi la scène de la course d'auto sur la plage : un bolide qui passe à vive allure devant la statue d'une déesse grecque, debout sur le sable. En réalité, c'est cette image qui fut la première pour moi et qui me poussa à développer l'histoire tout entière de Pandora." Enfin, pour boucler ce petit tour d'horizon des références, on peut dire que le cadre du film, ce petit bout de côte espagnole, avec ses pêcheurs, son héros local de la tauromachie, mais aussi ses oisifs fortunés, en villégiature, rappelle à la fois l'univers d'Hemingway et celui de Fitzgerald. Réputé pour être un cinéaste esthète et perfectionniste, Albert Lewin possède une filmographie très courte, mais tout empreinte de son goût pour la littérature, la peinture, les arts en général : The Moon and Sixpence (1942), Le Portrait de Dorian Gray (1945), Bel Ami (1947), Pandora (1950), Saadia (1953) et The Living Idol (1957). Pandora révèle un soin particulier apporté aux cadrages, aux couleurs ; son utilisation de la "nuit américaine" sied aussi à merveille au climat d'étrangeté du film.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 27/12/2010

Un film hors du commun, inclassable et merveilleux, à ranger à côté de l'inoubliable "Nuit du chasseur" pour sa poésie, son onirisme et son côté baroque. Revisitant le mythe du "Hollandais volant", Albert Lewin signe un chef-d'œuvre réalisé sur mesure pour Ava Gardner et James Mason. Solide, mystérieux, puissant, quasi mystique, "Pandora" fait partie de ces films qui ont donné leurs lettres de noblesse au cinéma.

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2,5Moyen Publiée le 27/11/2014

"Pandora" c'est une chanteuse américaine, belle, envoûtante, élégante et adulée. Son nombre de prétendant est considérable et en conduit même certains à faire des folies, parfois très dangereuses. Mais elle ne va être intriguée que par un hollandais qu'elle rencontre dans un yacht ancré dans une baie... Je suis bel et bien le premier déçu par cette note. "Pandora" avait tout pour me plaire que ce soit par sa potentielle dimension romanesque et romantique ou par son histoire qui me faisait penser au génial "The Ghost & Mme Muir" de Mankiewicz, mais malheureusement à aucun moment je me suis laissé emporter par ce film, ne ressentant jamais cette passion et cet amour. Albert Lewin fait preuve de plusieurs maladresses, que ce soit dans sa mise en scène ou son approche des personnages. Si sur le papier l'histoire (originale), mêlant mythe grec et celui du Hollandais volant, était intéressante, Albert Lewin ne m'y a jamais vraiment intéressé excepté lors de quelques passages et surtout elle tombe souvent dans la facilité avec des rebondissements, faisant parfois intervenir le fantastique, guère convaincant. Mais le vrai problème du film, c'est que l'on se trouve devant un mélodrame et qu'à aucun moment Lewin fait vraiment ressortir l'émotion des enjeux et personnages. De plus, ces derniers ne sont pas toujours intéressant et parfois même assez fade à l'exception de l’envoûtante Pandora qui, comme son interprète, porte vraiment le film sur ses épaules. C'est bien dommage car le film recèle tout de même de vraies qualités, que ce soit par son atmosphère mystérieuse vraiment prenante lorsque le hollandais apparaît, des idées plutôt intéressantes ainsi qu'à un couple d'acteurs où la beauté et la présence d'Ava Gardner n'ont d'égal que le talent de James Mason. Sans oublier, que si Lewin a du mal à faire ressortir l'émotion de ses personnages, ce n'est aucunement le cas pour ce qui est de faire ressortir la beauté des paysages et il nous livre de magnifiques tableaux souvent sublimés par la qualité d'un technicolor flamboyant ainsi qu'à une belle photographie. Bref une déception tant j'aurais voulu me laisser emporter par ce "Pandora" si prometteur mais qui finalement me laisse l'impression d'un film maladroit, trop long et manquant d'émotions et ce malgré le couple Ava Garder/James Mason ainsi qu'un technicolor flamboyant sublimant de superbes images.

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5,0Chef-d'oeuvre Publiée le 10/09/2009

Il est difficile d'écrire la critique d'un film lorsque celui-ci est véritablement hors du commun. "Pandora" en est un, c'est exactement le genre d'oeuvre qui ne ressemble à aucune autre, que l'on voit apparaître que tous les demi-siècles. Donc je n'écrirais que des banalités sur un film qui est pourtant loin de l'être. D'abord, Albert Lewin adapte à merveille la mythologie du Hollandais volant pour en faire une histoire d'amour déchirante. Sa mise en scène est baroque et poétique, on ne compte même plus les grands moments qui ponctuent le film. Le tout est accentué bien sûr par la photographie flamboyante de Jack Cardiff qui capte aussi bien la luminosité des extérieurs en Espagne que celles des intérieurs de studios. Mais que serait ce film sans son couple vedette ? Ava Gardner, dont c'est le plus beau rôle, et James Mason sont bouleversants et contribue à faire de "Pandora" le triomphe de l'amour fou au cinéma.

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4,0Très bien Publiée le 27/06/2006

Grand classique du cinéma fantastique et du cinéma tout court, « Pandora » n'a au fond pas vraiment vieilli tant il reste ancré dans une époque précise, que ce soit dans sa mise en scène ou sa narration. C'est simple : plus aucun film ne lui ressemblera jamais, et c'est d'ailleurs bien dommage. Non pas que j'ai été forcément subjugué de bout en bout, l'histoire d'amour ne m'ayant pas bouleversé outre-mesure, tandis que le flashback concernant le héros m'a paru soit trop long, soit trop court. C'est qu'il y a tellement de retenue dans cette œuvre que cela a parfois tendance à étouffer un certain lyrisme. N'empêche, quelle audace de proposer un tel récit, d'une complexité assez incroyable et à des années-lumières de ce que pouvait nous proposer le cinéma hollywoodien habituellement. Je me demande même si je n'ai jamais vu une œuvre de l'époque aussi libre dans son traitement et ses personnages, révélant chez chacun une immense fragilité, donnant à l'ensemble une dimension tragique flamboyante. Flamboyante, c'est exactement le mot qui me vient à l'esprit pour qualifier la sublime photographie de Jack Cardiff : ces couleurs, cette image, cette impression d'être dans un monde irréel et concret à la fois... Exceptionnel. Surtout, si j'avoue avoir trouvé James Mason un peu décevant (comme quoi, tout arrive!), Ava Gardner apparaît au sommet de sa beauté et de son talent : irréelle, elle le semble aussi. Ajoutez à cela quelques scènes éblouissantes (la course contre la montre notamment, admirablement filmée), et vous comprendrez que, malgré mes infimes réserves, « Pandora » restera éternellement au Panthéon du septième art.

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1,5Mauvais Publiée le 22/06/2015

Pandora, une jeune américaine devant laquelle les hommes tombent comme des mouches, attend l’amour… le grand amour. Il va se présenter sous les traits du Hollandais volant. Ils se retrouvent tous les deux sur un point crucial : une haute opinion et exigence de l’Amour. Albert Lewin, le réalisateur, est un érudit épris d’art et de littérature. Dans son scénario, il exploite déjà ses passions avec une histoire basée sur la conjonction de deux mythes ; celui de Pandore envoyée sur terre pour venger Zeus et faire le malheur aux hommes ; et celui du Hollandais volant, condamné à errer sur les mers, frappé d’immortalité maudite dont le seul amour d’une femme prête à mourir pour lui pourra le délivrer. Réunir ces deux personnages est une très bonne idée. Epris de littérature, il laisse une grande place aux dialogues, mais l’omniprésence de la voix off finit par devenir exaspérante ; une impression d’être dans une histoire contée… pénible. Les œuvres d’art partout même sur la plage, l’empreinte du surréalisme type Dali est partout ; même si çà fait quelque fois incongru. Aussi, le parallèle avec le mythe grec de Pandore manque de subtilité. Des qualités culturelles assurément, une Ava Gardner inspirée ; mais une passion amoureuse d’une platitude déconcertante. Jamais nous ne croyons en l’amour fou, le réalisateur ne parvient jamais à faire ressortir l’émotion de ses personnages. Les enjeux dramatiques sont aussi très lisses et prévisibles ; les rebondissements sont d’une lisibilité trop enfantine. Déception pour un film jouissant d’une aura positive.

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