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Avatar, un récit sans relief

Fernand Denis Publié le - Mis à jour le

Cinéma

Douze ans après Titanic, le "maître du monde" est de retour. Et même si ce n’est que le monde du cinéma, James Cameron entendait bien en supporter la charge. Il est parti à la recherche d’un nouvel espace pour son art attaqué par les nouveaux médias et même des pirates, un nouveau territoire où il pourrait se déployer, se réinventer. A la pointe du combat, il a montré la voie, engagé le cinéma au-delà de l’horizon dans la 3e dimension. En sage, il avait exploré lui-même la technologie dans "Les Fantômes du Titanic" et "Aliens of the deep", constaté qu’elle n’était pas à la hauteur de ses ambitions artistiques, patienté en participant à l’élaboration des outils, notamment la nouvelle génération de caméras.

Mais, bien entendu, les outils ne valent que ce que les hommes en font. Les différents essais stéréoscopiques ont, jusqu’ici, plutôt ramené le cinéma à ses origines d’attraction foraine. Pour Cameron, il fallait partir dans la direction opposée, pousser le récit là où il n’avait jamais pu s’aventurer, être au film conventionnel ce que Pixar est à l’animation. Un défi artistique mais aussi économique en forçant l’exploitation à évoluer, à investir dans cette nouvelle perspective. Bref, Cameron s’était mis sur les épaules un boulot de superhéros de blockbuster : sauver le cinéma, enfin Hollywood. Et sans collant, encore bien. Sa bataille d’Avatar commence ce mercredi avec le film le plus cher de l’histoire.

Avatar, nous dit le dictionnaire, est "chacune des incarnations de Vishnou, le dieu de la religion hindoue". Et, par extension, "les métamorphoses d’une personne ou d’une chose qui en a déjà subi d’autres". Depuis "L’entrée du train en gare de la Ciotat" en 1895, l’invention des frères Lumière a connu quelques métamorphoses : le parlant, la couleur. Le relief serait donc son dernier avatar en date.

Zappant le générique, James Cameron précipite immédiatement le spectateur dans le bain 3D, sacrifiant une goutte en guise de clin d’œil au gadget. Direction la planète Pandora dont les Terriens ont entamé la colonisation. Vivant dans la forêt, armés d’arcs et de flèches, les indigènes offrent néanmoins une résistance certaine aux envahisseurs qui abordent la question par deux biais : la science et l’armée. Jake Silly est précisément la synthèse des deux. Ex-marine, il a, par un triste concours de circonstances, remplacé son frère chercheur comme cobaye d’une expérience scientifique révolutionnaire. En bref, pendant que son corps de Terrien est enfermé dans un caisson, son esprit investit un avatar de lui-même dans un corps de Pandorien deux fois plus grand, à la peau bleue, aux grands yeux jaunes, au nez très évasé, à la souplesse stupéfiante. Il fait ainsi de fréquents allers-retours du laboratoire à la forêt, rapportant ses observations aux scientifiques comme aux militaires. Celles-ci sont d’autant plus précises et précieuses, qu’il est parvenu à s’intégrer à une des tribus, même à séduire la fille du chef.

Toutes les histoires, dit-on, ont déjà été racontées. C’est là qu’on reconnaît les grands artistes, dans leur capacité à sublimer un cliché, à imposer un regard pertinent sur une situation rabâchée. C’est, par exemple, le triangle amoureux revu par Wong Kar-wai dans "In the mood for love". L’histoire "originale" de Cameron a déjà été contée des dizaines de fois, mais jamais en 3D.

Au début, l’effet de nouveauté ou de nostalgie (du view master) joue à plein. Il y a aussi la mise en place ingénieuse de l’avatar. Chacun ne rêve-t-il pas d’évoluer dans un autre monde à la moindre petite sieste ? Un monde dont Cameron est le créateur. Imaginer des extraterrestres, leur environnement, une autre vie, plutôt difficile comme job. Cameron a de belles idées, comme cette prise capillaire qui permet de se connecter - telle une prise électrique - aux animaux ou aux arbres, comme ces petites méduses qui flottent dans l’air, ou encore ces fleurs immenses qui se rétractent au moindre toucher. Mais bizarrement, la 3D n’authentifie pas cet autre monde. Au contraire, le relief accroît sa virtualité, à l’image de ces fauves noirs métallisés ou ces oiseaux échappés de la ménagerie de Harry Potter. Paradoxalement, la jungle noir et blanc de "Tarzan et sa compagne", en 1934, est bien plus mystérieuse, suggestive, enchantée que cette clinquante vitrine de Noël. C’est dire que l’émerveillement ne dure qu’un moment, disparaît lorsque le scénario abandonne toute ambition, s’efface même pour une démonstration d’un jeu vidéo en 3D.

En l’occurrence, un combat entre Terriens et Pandoriens. Entre une armée de marines dans leurs d’hélicoptères lance-missiles et une tribu de guerriers avec leurs arcs à flèches sur des dragons volants. Entre, aussi, un festival d’explosions et les violons balourds de James Horner (ce n’est pas le moins épuisant). Il y en a pour une bonne heure au suspense d’autant plus nul que le spectateur n’a pas de télécommande, et que l’issue est écrite sur le front des personnages typecastés.

On nous promettait un leader et une révolution, c’est juste un blockbuster et une série B à 300 millions.

Fernand Denis

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